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Salaires: des hausses modérées

Salaires: des hausses modérées

Malgré la pénurie de talents qui règne dans le marché du travail, on ne peut pas parler de «dérive» des salaires. Ainsi, 4 employés sur 5 ont reçu en moyenne une augmentation de 22,6 euros pendant la première moitié de l’année. Les entreprises de plus grande taille et les entreprises bruxelloises sont les plus généreuses. C’est ce qui ressort d’une étude du prestataire de services RH Acerta.

Il existe trois types d’augmentations salariales: l’indexation des salaires, les augmentations salariales générales convenues au niveau du secteur ou de l’entreprise et les autres augmentations salariales. Cette dernière forme d’augmentation est aussi appelée «dérive salariale».

Plusieurs raisons peuvent expliquer les dérives salariales individuelles: le travailleur reçoit une augmentation à cause de son ancienneté ou des bons résultats de son entreprise. L'individu peut aussi avoir eu une promotion.

Acerta a étudié les données salariales d’un échantillon de 24.000 employés de la Commission paritaire auxiliaire pour employés (CP 200). Durant la période de janvier à août 2018, cette commission paritaire n’a pas connu d’indexation ou d’augmentation sectorielle. Pour 80% des employés interrogés, la dérive salariale maximale s’élevait au maximum à 1% de leur salaire durant ces 6 mois. Le montant moyen de l’augmentation qui pourrait entrer dans la catégorie de la dérive salariale revient à 22,6 euros pour cette population. 13% des employés ont reçu une augmentation salariale plus élevée, pour un montant moyen de 142 à 623 euros, à la suite d’une promotion ou d’un élargissement de leur fonction.

Et l'ancienneté?

La plupart des employeurs effectuent un entretien d’évaluation annuel avec leurs travailleurs. En cas d’évaluation positive, cet entretien se solde souvent par une augmentation salariale, liée donc à l'ancienneté. Une précédente étude d’Acerta a calculé que l’augmentation d’ancienneté moyenne peut être estimée à 1,4%. Au sein de la Commission paritaire auxiliaire pour les employés, l’augmentation d’ancienneté annuelle pour les barèmes minimaux varie entre 0,30% et près de 2% en fonction de l’ancienneté et de la classe de fonction.

Salaires sous contrôle

«Globalement, ces chiffres sont rassurants», assure Olivier Marcq, juriste d'Acerta. «Les entreprises semblent contrôler l’augmentation de leurs coûts salariaux, malgré la pénurie dans le marché de l’emploi. La demande croissante de métiers rares ne provoque pas d'augmentations massives. Les plans cafétéria constituent sans doute un instrument utile pour maintenir le contrôle sur la pression salariale. Au final, nous pouvons prudemment émettre la conclusion, sur la base de ces chiffres, que les entreprises respectent la marge des coûts salariaux dont elles disposent pour les augmentations salariales.»