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Les plus de 50 ans aiment le changement

Les plus de 50 ans aiment le changement

De plus en plus de salariés âgés sont prêts à changer d'emploi à l'automne de leur carrière. Ainsi, Acerta Consult a calculé que 11% des employés qui ont démissionné ces dernières années ont plus de 50 ans. Autre chiffre: la part des plus de 50 ans a également augmenté de 50% au cours des cinq dernières années.

«Souvent, on part du principe que les employés de plus de 50 ans ne cherchent plus activement un nouveau défi et optent pour la sécurité de leur emploi actuel», souligne Benoît Caufriez, business manager d’Acerta Consult. «Nous constatons donc que ce n'est pas le cas. Cette évolution positive est induite par un certain nombre de facteurs. Puisque la guerre des talents s’intensifie, les travailleurs âgés constituent un nouveau groupe cible important pour les entreprises. Dans le même temps, les salariés prennent conscience qu'ils devront travailler encore plusieurs années: le nombre de personnes qui iront jusqu’à l’âge légal de la pension, soit 65 ans, ou au-delà sera plus élevé qu’auparavant. Il vaut donc mieux exercer un emploi où l'on peut s'épanouir. Si votre employeur actuel ne peut vous offrir cette perspective, vous irez voir si l’herbe est plus verte ailleurs.»

Et visiblement, ceux qui franchissent le pas ne se préoccupent guère d'une diminution de leur rémunération. Pour les employés de 50 ans et plus, il est frappant de constater que le salaire annuel au moment d’une entrée en service est inférieur de 11% à celui au moment de leur départ. «Comme un employé débutant prend de la valeur durant les premières années, il est tout à fait logique qu’il perçoive une augmentation de salaire», souligne Benoît Caufriez. «Tout comme il est tout à fait normal que cette valeur ne continue pas à augmenter de manière linéaire avec les années, chose qu’employeurs et employés ont manifestement bien comprise. Cela explique en partie pourquoi les salariés plus âgés qui trouvent un nouvel emploi perçoivent un salaire inférieur. L’heure semble venue de dissocier ancienneté et augmentation de salaire.»

«L’appréciation d’un emploi peut dépendre de beaucoup d'autres facteurs que le seul salaire», conclut Benoît Caufriez. «Un salarié ne puise pas seulement sa motivation dans le montant qu’il perçoit mensuellement. Avoir son mot à dire dans la composition de la rémunération, bénéficier d'une formation continue même quand on est plus âgé, savoir que les tâches seront réorganisées si cela s’avère nécessaire... Ces éléments, le travailleur les prend en compte au moment de choisir un nouvel employeur. Les employeurs feraient donc bien d’y prêter attention, autant pour garder leur personnel que pour attirer de nouveaux talents.»