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La voiture, arme d'attraction massive

La voiture, arme d'attraction massive

Le Salon de l'Auto venant de fermer ses portes, l'heure est au bilan. Selon les calculs de SD Worx, le pourcentage de bénéficiaires d'une voiture de société reste stable depuis cinq ans. Il s'élevait à 33,4% en 2018, contre 34,9% en 2013. Valeur moyenne, options et TVA comprises, hors remise? 31.959 euros. Par ailleurs, moins d'un nouvel employé sur cinq (âgé de moins de 25 ans) reçoit une voiture lors de son engagement. Sa valeur est aussi plus faible (25.706 euros).

«Dans la guerre des talents, la voiture de société reste souvent une valeur sûre», affirme Françoise Boulanger, consultante Reward de SD Worx. «Elle fait partie de la rémunération dans de nombreuses fonctions. D'abord, parce que le travailleur a besoin d'un moyen de locomotion pour exercer son métier. Mais elle est aussi l'un des éléments de rémunération qui permettent à l'employeur de récompenser et de motiver son salarié.»

Sans surprise, on constatera que les représentants et les consultants ont souvent droit à une voiture de société. Parce qu'ils l'utilisent quotidiennement pour travailler.

Les fonctions privilégiées

Mais d'autres fonctions bénéficient de cette mesure: les chefs de projet, les informaticiens, les développeurs et ingénieurs en technologies de l'information et la communication, les cadres et les directeurs. En fait, plus le rôle est commercial, spécialisé ou stratégique, plus il y a de chances qu'une voiture soit proposée. Ceux qui accomplissent une tâche purement opérationnelle et qui ne doivent pas se déplacer ont une probabilité de conduire une voiture de société inférieure à 10 %.

Bien sûr, de plus en plus d'employés bénéficient de plans de rémunération flexibles. Du coup, ils ne se précipitent plus nécessairement sur de coûteuses voitures de société. «Le fait de pouvoir échanger cette voiture contre un modèle plus petit et de la compléter avec d'autres avantages extralégaux procure également une grande satisfaction», insiste Françoise Boulanger.

Ces données sont basées sur l'enquête annuelle de SD Worx sur la rémunération des fonctions d'employés en Belgique en 2018. Il s'agit d'observations auprès de plus de 100.000 employés et de plus de 10.000 employeurs.